RETRAITE

Repenser sa retraite

Écrit par Le Dividende.com

Repenser sa retraite

Le paysage de la retraite à beaucoup changé depuis quelques années. La longévité des individus nous oblige à changer la façon dont nous investissons. Voici 4 raisons de revoir vos investissements pour la retraite.

 

Repenser sa retraite

Le paysage de la retraite à beaucoup changé depuis quelques années. La longévité des individus nous oblige à changer la façon dont nous investissons. Voici 4 raisons de revoir vos investissements pour la retraite.

  • Vous allez vivre plus longtemps

Si vous êtes âgé de 60 ans, l’espérance de vie moyen de la retraite le jour où vous avez commencé à travailler était d’environ dix ans. Aujourd’hui, vous pouvez vous attendre à une retraite qui sera deux à trois fois plus longue. De ce fait, il faudra plus d’économies, peut-être plus de croissance dans vos investissements et certainement beaucoup de planification.

 

  • Les obligations ne suffisent pas

Il y a trente ans, vous pourriez avoir investi votre portefeuille de retraite dans des obligations et apprécié les revenus, la «sécurité» de ceux-ci. Depuis les taux d’intérêt ont diminués de façon constante. Non seulement les rendements sont au plus bas, mais en plus si les taux ne commencent à augmenter, la valeur des portefeuilles obligataires est susceptible de prendre un coup. Les rendements attendus pour les obligations vous forceront à repenser votre portefeuille. C’est pourquoi, dans mon cas, j‘ai opté pour une stratégie d’investissement dans des titres offrant des dividendes en croissance.

 

  • Le risque au-delà des frontières

Les marchés sont plus interconnectés que jamais. Les risques liés aux facteurs économiques, les taux d’intérêt, les règlements et les bouleversements politiques peuvent affecter les rendements dans tous les secteurs et classes d’actifs. La diversification dans des titres Canadiens de grandes capitalisations et les obligations peuvent ne pas être suffisant. Vous devrez peut-être envisager de consacrer des parties de votre portefeuille à d’autres régions de la planète et d’autres instruments financiers.

 

  • Vous avez plus de choix à faire

Nous avons tendance à voir la retraite comme un problème d’investissement. Mais trois des choix les plus importants que vous ferez n’ont rien à voir avec le choix des investissements. Ils sont: combien épargner, quand est-ce que c’est est assez, et quand prendre sa retraite. De toute évidence, ceux-ci sont interdépendants. Les décisions prisent dans ces trois champs auront un impact énorme sur le résultat beaucoup plus que sur le véhicule financier choisi.

Malheureusement les solutions sont toujours les mêmes. Commencez tôt,  investissez de façon régulière et surtout payez-vous en premier !

 

 

A propos de l'auteur

Le Dividende.com

Blogue sur l'investissement, la gestion responsable des finances et des dettes.

6 Commentaires

  • C’est vrai… les temps changent. Les gens devront apprendre à se prendre en main pour réussir là où on nous dit que les actuaires ont échoué. Tout un défi.

    J’ai personnellement un plan à prestations déterminées, l’un de ces fameux plan qui font les manchettes toutes les semaines. Mon employeur y a mis fin pour les nouveaux employés et s’apprête à y mettre fin pour les anciens employés aussi. Au final j’aurai cotisé plus de 10,000$ par an de mon salaire brut en plus des cotisations de mon employeur pour me faire verser 3500$ par an à 60 ans… Un rendement vraiment minable quoi. J’aurais pu faire mieux avec des obligations d’épargne. Et en plus ma rente sera tronquée à 65 ans lorsqu’elle sera raccordée en fonction des régimes publics qu’ils veulent repousser à 67 ans.

    Bref, on n’est jamais aussi bien servi que par soi-même.

    Apprendre à gérer son argent soi-même a pris une importance plus grande que jamais de nos jours. Les promesses ne seront pas honorées et bien des gens n’ont même pas de fonds de pension offerts par leur employeur.

    Heureusement, plus le temps restant avant la retraite est long, moins le rendement annuel est important. La magie des intérêts composés fera son travail et quelqu’un qui commence à investir à 20 ans quelque milliers de dollars par an à un taux de rendement de 4 ou 5 % composé par an pourrait très bien s’en tirer s’il se retire à 65 ans. Le taux de rendement est beaucoup plus important pour quelqu’un qui a peu de temps devant lui… Le temps est le meilleur ami de l’investisseur qui en a beaucoup devant lui!

    • Vous aviez un RPD et l’employeur à décidé d’y mettre fin après y avoir cotiser ? Ça ne fait que confirmer que les compagnies se sont orientées que par les résultats financiers et qu’il vaut donc mieux y être un actionnaire qu’un prestataire.

      Votre façon de penser et d’investir vous mettra rapidement au delà des autres employés dans votre position.

      Bon courage et bonne continuité

  • Oui, ils vont le geler et nous mettre à cotisations déterminées, remettant le fardeau de compenser les déficits actuariels sur les employés plutôt que sur l’employeur…

  • Salut!

    « …peut-être plus de croissance dans vos investissements »

    C’est à mon avis difficile dans un contexte de prolongation de l’espérance de vie. J’essaie toujours de m’imaginer des extrêmes pour l’impact de différents paramètres. Par exemple: qu’arriverait-il si par miracle, on prolongeait l’espérance de vie à 200 ans? Pourrait-on espérer appliquer la règle du 4% pour prendre sa retraite pendant 140 ans? Sûrement pas. Alors que se passerait-il? Il y aurait une proportion moindre de gens qui travaillent. Le PIB par habitant diminuerait. Il n’y aurait donc pas beaucoup de croissance économique, peut-être même une décroissance. Les impôts devraient augmenter pour payer le filet social. Peut-être même l’impôt des retraités (qui viendrait diminuer le rendement après impôts). Bref, à mon avis « augmentation d’espérance de vie = rendements plus faibles sur les investissements ». Je crois qu’il faut s’y faire. Chercher des rendements plus élevés pour compenser les faibles taux obligataires me semble dangereux, qui pourrait faire mal lors du prochain crash. Les obligations, ça ne sert pas juste à générer un revenu, ça sert aussi (et par les temps qui court, presque uniquement) à diminuer la volatilité et le risque dans son portefeuille. Les obligations sont les seules à être généralement inversement corrélées au reste des produits financiers en temps de crise. Le rendement suce, mais c’est un hedge contre le prochain 2008-2009.

    • Bonjour Mr. Jack,
      effectivement, très pertinent comme commentaire. De mon côté j’ai cependant des problèmes avec l’achat d’obligations. Étant donné que le contexte actuel, tout mes achats d’obligations des dernières années ont toujours diminués en valeur. Ca me laisse un goût amer. Je comprends cependant bien la logique derrière. Personnellement, étant donné que j’ai un fonds de pension a prestation déterminée, celui-ci correspond a ma portion revenu fixe. Je focuse donc personnellement sur la génération de revenus supplémentaires via des titres a croissance (potentiel on s’entend) et la génération de dividendes.

      • Effectivement, les pensions déterminées (ma blonde a ça aussi), c’est difficile de faire mieux côté sécurité, surtout s’il y a une protection contre l’inflation. Ma blonde a ça et je lui fais investir selon un profil plus risqué que le mien. Les obligations c’est vrai font perdre de l’argent ou les rendements sont presque nuls (la valeur du titre descend, ce qui est normal à cause du yield to maturity – et présentement les yields to maturity sont autour de 1.5%). Reste que quand 2008-2009 est arrivé, c’était pas très payant juste avant, mais j’étais content d’avoir une part d’obligations. Mon portefeuille d’actions perdait, dans le pire, environ 45% (moins qu’aux États-Unis où la baisse avait atteint je crois 60%, car la baisse du dollar canadien m’était favorable), mais comme mes obligations avaient grimpé de 10%, c’est en réalité autour de 20-25% que le portefeuille complet avait perdu. Bcp plus facile à accepter pour le mental 🙂 Je continue à prôner pour moi-même cette double diversification: une bonne partie des actions en $US (en cas de crash, le $US grimpe généralement) et mon âge (40%) en revenus fixes, avec une bonne part en obligations. Pour gérer le risque des taux d’intérêts (qui ne peuvent que rester bas ou augmenter, mais pas vraiment baisser, donc ce n’est plus un zero-sum game), je vise des obligations à court terme ou à taux flottant, auquel j’ajoute des preferred shares avec rate-reset (je considère ces derniers + proches des obligations que des vraies actions, mais c’est débatable. Elles ont l’avantage d’être à la fois non-corrélées aux actions et aux obligations).

        Bonne poursuite avec votre blogue, je le lis assidûment!

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